Paris, au Ve siècle. Hors des murailles de la cité, une dame noble à la conduite coupable a été mise au tombeau. Mais la terre ne la garde pas en paix. De sa sépulture surgit un dragon, né de ses péchés. Il quitte les marais, sème la terreur alentour, et personne n’ose l’approcher.
Personne, sauf l’évêque Marcel. Le vieil homme sort de la ville, seul, sa crosse à la main. Il suit la piste du monstre jusqu’à son repaire.
Le dragon se dresse devant lui, les yeux pleins de flammes. Marcel lève sa crosse et prie. Il frappe la bête, une fois, deux fois, trois fois. Le monstre baisse sa tête hideuse, vaincu. Il agite la queue en signe de soumission, comme un chien devant son maître. Puis il s’éloigne et disparaît à jamais.
Les Parisiens n’oublièrent pas. Pendant des siècles, lors des processions des Rogations, ils promenaient autour de Notre-Dame un grand dragon d’osier. Les enfants lançaient des gâteaux et des friandises dans sa gueule ouverte. On les distribuait ensuite aux malades de l’Hôtel-Dieu.
Sur le portail Sainte-Anne de Notre-Dame de Paris, au trumeau, une statue de saint Marcel le montre en train de terrasser le dragon de sa crosse. Le quartier Saint-Marcel, autour du boulevard du même nom dans le 5e et le 13e arrondissement, garde le souvenir de l’évêque. La Bièvre, elle, coule aujourd’hui sous les pavés.
La crosse de Marcel
Paris, au Vᵉ siècle. Un dragon né d'un tombeau, hors des murailles, sème la terreur dans les marais. Personne n'ose l'approcher. Personne, sauf l'évêque Marcel, qui sort de la ville, seul, sa crosse à la main.
Approche le dragon : quand ses yeux s'allument, ne bouge plus.
Frappe-le trois fois de ta crosse, quand il baisse la tête.
Puis mène-le hors des marais, au pas : s'il reste trop loin de toi, ou si des curieux crient sur son passage, il s'emballe.
Au doigt : glisse pour marcher, touche l'écran pour frapper. À la souris : garde le clic enfoncé. Au clavier : flèches ou ZQSD, et Espace pour frapper.
Fiction inspirée de la légende : les règles du jeu sont inventées, pas les faits.
Il faut trois coups de crosse, et de la patience.
Le dragon s'en est allé
Selon Venance Fortunat, qui écrivit la vie de Marcel à la fin du VIe siècle, ce fut le dernier miracle de l'évêque : trois coups de crosse sur un dragon sorti de la forêt de Bièvre. Pendant des siècles, aux Rogations, les Parisiens promenèrent un dragon d'osier autour de Notre-Dame.